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25 novembre 885, siège de Paris par les Normands

Écrit par :
Jean-Claude JUNIN

Date de parution :
25 novembre 2021

Lieu :
Un jour dans l'Histoire...

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25 novembre 885, siège de Paris par les Normands

Après leur défaite par les milices de la Neustrie, en 884, les Normands restèrent pendant une année sans reparaître sur les rives de la Seine. Ils y revinrent en 885, et entrèrent dans le fleuve avec sept cents vaisseaux à voiles, et un nombre d’autres petits navires si considérables qu’ils « couvraient les eaux de la Seine sur un espace d’un peu plus de deux lieues ».
La flotte ennemie sous les ordres de Sigfried chef viking, se présenta le 25 novembre 885 devant l’évêque Gozlin et le comte Eudes, il leur demanda de laisser ses vaisseaux franchir les deux bras de la Seine, il promettait, si cela lui était accordé, de ne causer aucun dommage aux Parisiens, et de porter plus loin ses dévastations. L’évêque et le comte repoussèrent la demande du roi normand, qui se retira en proférant d’horribles menaces contre les défenseurs de Paris.

25 novembre 885, siège de Paris par les Normands

Après leur défaite par les milices de la Neustrie, en 884, les Normands restèrent pendant une année sans reparaître sur les rives de la Seine. Ils y revinrent en 885, et entrèrent dans le fleuve avec sept cents vaisseaux à voiles, et un nombre d’autres petits navires si considérables qu’ils « couvraient les eaux de la Seine sur un espace d’un peu plus de deux lieues ».
La flotte ennemie sous les ordres de Sigfried chef viking, se présenta le 25 novembre 885 devant l’évêque Gozlin et le comte Eudes, il leur demanda de laisser ses vaisseaux franchir les deux bras de la Seine, il promettait, si cela lui était accordé, de ne causer aucun dommage aux Parisiens, et de porter plus loin ses dévastations. L’évêque et le comte repoussèrent la demande du roi normand, qui se retira en proférant d’horribles menaces contre les défenseurs de Paris.

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Le lendemain Sigfried entraîne les Normands au combat. La ville retentit de cris, les citoyens se précipitent, les ponts tremblent sous leurs pas, tous volent et s’empressent de porter des secours à la tour. Le prélat est légèrement atteint d’une flèche aiguë ; Frédéric, guerrier à son service, dans la fleur de l’âge, est frappé du glaive, le jeune soldat périt. Les braves Parisiens font aux ennemis de cruelles blessures, les Normands se retirent enfin, emportant une foule des leurs à qui reste à peine un souffle de vie. Les chrétiens s’écrient ironiquement en les y voyant courir : « Malheureux brûlés, courez vers les flots de la Seine, tâchez qu’ils vous fassent repousser une autre chevelure mieux peignée... »

Les braves fidèles étaient à peine deux cents, et les ennemis, au nombre de quarante mille, renouvelaient les uns après les autres leurs attaques contre la tour... Bientôt les cavaliers, revenant du pillage, accourent se joindre au combat ; frais et rassasiés de nourriture, ils marchent vers la tour et beaucoup d’entre eux, frappés et mourants, regagnent leurs vaisseaux, sans avoir eu le temps de lancer contre la tour leurs pierres et leurs traits.

Le lendemain Sigfried entraîne les Normands au combat. La ville retentit de cris, les citoyens se précipitent, les ponts tremblent sous leurs pas, tous volent et s’empressent de porter des secours à la tour. Le prélat est légèrement atteint d’une flèche aiguë ; Frédéric, guerrier à son service, dans la fleur de l’âge, est frappé du glaive, le jeune soldat périt. Les braves Parisiens font aux ennemis de cruelles blessures, les Normands se retirent enfin, emportant une foule des leurs à qui reste à peine un souffle de vie. Les chrétiens s’écrient ironiquement en les y voyant courir : « Malheureux brûlés, courez vers les flots de la Seine, tâchez qu’ils vous fassent repousser une autre chevelure mieux peignée... »

Les braves fidèles étaient à peine deux cents, et les ennemis, au nombre de quarante mille, renouvelaient les uns après les autres leurs attaques contre la tour... Bientôt les cavaliers, revenant du pillage, accourent se joindre au combat ; frais et rassasiés de nourriture, ils marchent vers la tour et beaucoup d’entre eux, frappés et mourants, regagnent leurs vaisseaux, sans avoir eu le temps de lancer contre la tour leurs pierres et leurs traits.

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Le brave chevalier Robert, heureux jusqu’alors, expire frappé d’un trait cruel ; là, périssent aussi, de notre côté, quelques hommes du commun, mais en petit nombre, grâces à la bonté de Dieu. Honteux alors comme un loup dévorant qui, n’ayant pu se saisir d’aucune proie, regagne le plus épais du bois, les assiégeants prennent la fuite en toute hâte et pleurent la perte de trois cents des leurs.  Ces deux combats avaient eu lieu les 26 et 27 novembre 885 ; malgré le double échec qu’ils venaient d’éprouver, les Normands ne renoncèrent cependant point à leur entreprise, établissant leur camp près de Paris et lançant une nouvelle attaque en janvier 886. Cette visite des barbares fut la dernière.

 

Source : D’après « Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours » par Abel Hugo (Tome 2), paru en 1837

Le brave chevalier Robert, heureux jusqu’alors, expire frappé d’un trait cruel ; là, périssent aussi, de notre côté, quelques hommes du commun, mais en petit nombre, grâces à la bonté de Dieu. Honteux alors comme un loup dévorant qui, n’ayant pu se saisir d’aucune proie, regagne le plus épais du bois, les assiégeants prennent la fuite en toute hâte et pleurent la perte de trois cents des leurs.  Ces deux combats avaient eu lieu les 26 et 27 novembre 885 ; malgré le double échec qu’ils venaient d’éprouver, les Normands ne renoncèrent cependant point à leur entreprise, établissant leur camp près de Paris et lançant une nouvelle attaque en janvier 886. Cette visite des barbares fut la dernière.

 

Source : D’après « Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours » par Abel Hugo (Tome 2), paru en 1837

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