Le parcours sinueux de Jean-Paul Camérano interroge
février 4, 2026 | by Jean-Claude JUNIN
Le parcours sinueux de Jean-Paul Camérano interroge
Retournements d’alliances, absences répétées et polémiques à répétition
À l’approche des élections municipales, la candidature de Jean-Paul Camérano à la mairie de Grasse suscite interrogations et critiques. En cause : un parcours politique jalonné de changements d’étiquettes, de ruptures avec ses alliés successifs et de prises de position souvent contredites par les faits.
Le début de carrière de Jean-Paul Camérano s’effectue au Rouret, aux côtés de Gérald Lombardo. Trois ans plus tard, rupture : il se présente contre celui qui l’avait soutenu. Résultat : une défaite nette, sans élection à la clé. Loin de freiner ses ambitions, il rejoint ensuite l’équipe municipale grassoise menée par Jérôme Viaud, devenant adjoint avant de rompre à nouveau avec la majorité, puis de se présenter contre elle lors des municipales de 2020. Le verdict des urnes est sans appel : 5,8 % des suffrages.
Depuis, les changements d’orientation politique se sont multipliés : passages par différentes formations, tentatives d’ancrage dans des mouvements nationaux ou régionaux, au gré d’alliances souvent éphémères. Une instabilité qui nourrit aujourd’hui l’image d’un candidat difficile à situer et à suivre, y compris pour ses propres électeurs.
Au-delà des étiquettes, les chiffres de participation interrogent. Sur la durée de son mandat, Jean-Paul Camérano a été absent à 13 conseils municipaux sur 36, soit près d’un sur trois. Plus marquant encore : 66 absences sur 66 réunions préparatoires, un record qui pose question sur l’implication quotidienne dans le travail municipal, malgré une indemnité cumulée estimée à 12 600 € sur la période.
Dernier épisode en date : la diffusion d’une vidéo ciblant l’Hôpital de Grasse. Une sortie vivement critiquée pour ses approximations, notamment la confusion entre le rôle du président du conseil de surveillance et celui de la direction hospitalière ou des agences de santé. Cette méconnaissance des compétences institutionnelles rappelle d’autres prises de parole passées, où les responsabilités de la mairie et de l’agglomération avaient déjà été amalgamées.
À l’inverse, Jérôme Viaud revendique un bilan concret sur le dossier hospitalier : accompagnement du projet de modernisation du centre hospitalier, défense d’un investissement historique de 44 millions d’euros, multiples démarches ministérielles et obtention d’aides financières réévaluées de l’État et de la Région. Une action qui a notamment permis, fait inédit depuis 1976, la venue d’un ministre de la Santé à Grasse en 2025.
Dans ce contexte, la candidature de Jean-Paul Camérano apparaît comme celle d’un opposant plus prompt à la polémique qu’à la construction. Aux électeurs désormais de juger si ce parcours fait de ruptures, d’absences et de contradictions constitue une base solide pour briguer la mairie de Grasse.
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