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5 mars 2021

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26 janvier 1788, arrivée des premiers colons européens en

Écrit par :
Jean-Claude JUNIN

Date de parution :
26 janvier 2021

Lieu :
Un jour dans l'Histoire...

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26 janvier 1788, arrivée des premiers colons européens en Australie à bord de la First Fleet qui accoste à Port Jackson.

La First Fleet (« Première flotte ») est le nom donné aux onze premiers navires qui, en mai 1787, partirent établir la première colonie européenne en Nouvelle-Galles du Sud. La colonie fut un établissement pénitentiaire et marqua les débuts de la déportation de bagnards en Australie. Les bateaux étaient sous l'autorité de l’amiral Arthur Phillip.

La décision de déporter des condamnés à Botany Bay fut prise par le gouvernement britannique le 18 août 1786. Les préparatifs pour obtenir navires, bagnards, gardiens et provisions commencèrent peu après, les cinq pontons-prisons en service contenaient environ 1 300 hommes ; des bagnards choisis, ainsi que quelques femmes.

26 janvier 1788, arrivée des premiers colons européens en Australie à bord de la First Fleet qui accoste à Port Jackson.

La First Fleet (« Première flotte ») est le nom donné aux onze premiers navires qui, en mai 1787, partirent établir la première colonie européenne en Nouvelle-Galles du Sud. La colonie fut un établissement pénitentiaire et marqua les débuts de la déportation de bagnards en Australie. Les bateaux étaient sous l'autorité de l’amiral Arthur Phillip.

La décision de déporter des condamnés à Botany Bay fut prise par le gouvernement britannique le 18 août 1786. Les préparatifs pour obtenir navires, bagnards, gardiens et provisions commencèrent peu après, les cinq pontons-prisons en service contenaient environ 1 300 hommes ; des bagnards choisis, ainsi que quelques femmes.

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Les navires destinés aux déportés, dont deux anciens négriers réquisitionnés par la Royal Navy, furent adaptés avec de fortes barres sur les écoutilles entre les ponts, ainsi qu'une palissade pour séparer les bagnards de l'équipage, des armes à feu et des munitions. Les réserves chargées à bord comprenaient de la farine, des pois, du riz, du beurre, de la viande de bœuf, du porc salé, du pain, de la soupe, du fromage, de l'eau et de la bière. Bois et charbon pour combustible. Il y avait aussi des perles de verre, des miroirs et d'autres cadeaux pour les aborigènes, des tentes (où les déportés vivraient jusqu'à l'installation dans des baraques), des charrettes, des brouettes, de la poudre à canon, du mobilier démontable pour le gouverneur, des instruments scientifiques, papier, cordes, vaisselle, vitres (pour les fenêtres du gouverneur), bois précoupé, du matériel de cuisine (même des fours complets en fonte), armes diverses, etc. À côté de cela, on trouvait aussi du matériel agricole, des semences, de l'alcool, des fournitures médicales (pansements, instruments chirurgicaux), menottes, chaînes et fers. Les pièces détachées d'une maison préfabriquée, pour le gouverneur, furent aussi chargées dans les cales de l'un des navires. Cinq mille briques et des milliers de clous furent embarqués. Comme l'expédition devait s'installer dans un territoire quasi inexploré, elle devait apporter assez de provisions pour survivre jusqu'à ce que l'exploitation des ressources locales permettent d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, en admettant que cela soit possible. Ils prirent la Manche le 13 mai 1787.

Les navires destinés aux déportés, dont deux anciens négriers réquisitionnés par la Royal Navy, furent adaptés avec de fortes barres sur les écoutilles entre les ponts, ainsi qu'une palissade pour séparer les bagnards de l'équipage, des armes à feu et des munitions. Les réserves chargées à bord comprenaient de la farine, des pois, du riz, du beurre, de la viande de bœuf, du porc salé, du pain, de la soupe, du fromage, de l'eau et de la bière. Bois et charbon pour combustible. Il y avait aussi des perles de verre, des miroirs et d'autres cadeaux pour les aborigènes, des tentes (où les déportés vivraient jusqu'à l'installation dans des baraques), des charrettes, des brouettes, de la poudre à canon, du mobilier démontable pour le gouverneur, des instruments scientifiques, papier, cordes, vaisselle, vitres (pour les fenêtres du gouverneur), bois précoupé, du matériel de cuisine (même des fours complets en fonte), armes diverses, etc. À côté de cela, on trouvait aussi du matériel agricole, des semences, de l'alcool, des fournitures médicales (pansements, instruments chirurgicaux), menottes, chaînes et fers. Les pièces détachées d'une maison préfabriquée, pour le gouverneur, furent aussi chargées dans les cales de l'un des navires. Cinq mille briques et des milliers de clous furent embarqués. Comme l'expédition devait s'installer dans un territoire quasi inexploré, elle devait apporter assez de provisions pour survivre jusqu'à ce que l'exploitation des ressources locales permettent d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, en admettant que cela soit possible. Ils prirent la Manche le 13 mai 1787.

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Le 3 juin 1787 la flotte jeta l'ancre à Santa Cruz de Tenerife. On y embarqua de l'eau, des légumes et de la viande.

La flotte arriva à Rio de Janeiro le 5 août et y resta un mois. Les coques des navires furent nettoyées, les réserves d'eau reconstituées ; on procéda à des réparations, et Arthur Phillip commanda beaucoup de vivres. Les vêtements des prisonnières, infestés de poux, furent brûlés, et les femmes reçurent de nouveaux vêtements confectionnés à partir de sacs de riz.

Le Supply arriva le18 janvier 1788, les trois autres navires du groupe de tête le19 janvier, et les navires plus lents le 20 janvier. Ce fut l'un des voyages maritimes les plus longs de l'histoire. Onze navires transportant 1 400 personnes et des vivres avaient voyagé durant 252 jours et 24 000 km sans perdre un seul bateau. Quarante-huit personnes étaient mortes pendant le voyage, soit un taux de mortalité d'un peu plus de trois pour cent (3 %). Étant donné les privations du voyage, les problèmes de navigation, sa mauvaise organisation, la piètre condition et la faible expérience des bagnards, le savoir médical limité, le manque de précautions contre le scorbut, l’exiguïté et le mauvais état des navires et les outils inadéquats, ce fut un exploit remarquable.

Le 3 juin 1787 la flotte jeta l'ancre à Santa Cruz de Tenerife. On y embarqua de l'eau, des légumes et de la viande.

La flotte arriva à Rio de Janeiro le 5 août et y resta un mois. Les coques des navires furent nettoyées, les réserves d'eau reconstituées ; on procéda à des réparations, et Arthur Phillip commanda beaucoup de vivres. Les vêtements des prisonnières, infestés de poux, furent brûlés, et les femmes reçurent de nouveaux vêtements confectionnés à partir de sacs de riz.

Le Supply arriva le18 janvier 1788, les trois autres navires du groupe de tête le19 janvier, et les navires plus lents le 20 janvier. Ce fut l'un des voyages maritimes les plus longs de l'histoire. Onze navires transportant 1 400 personnes et des vivres avaient voyagé durant 252 jours et 24 000 km sans perdre un seul bateau. Quarante-huit personnes étaient mortes pendant le voyage, soit un taux de mortalité d'un peu plus de trois pour cent (3 %). Étant donné les privations du voyage, les problèmes de navigation, sa mauvaise organisation, la piètre condition et la faible expérience des bagnards, le savoir médical limité, le manque de précautions contre le scorbut, l’exiguïté et le mauvais état des navires et les outils inadéquats, ce fut un exploit remarquable.

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Il fut bientôt évident que Botany Bay n'était pas à la hauteur des éloges du capitaine James Cook en 1770. La baie était trop ouverte et non protégée, l'eau douce, rare, et la terre, pauvre.

Le 26 janvier 1788, la Première Flotte appareilla pour atteindre Port Jackson le soir même. L'endroit choisi pour le mouillage offrait des fonds de bonne profondeur près du rivage ; et un petit ruisseau venait s'y jeter. Arthur Phillip lui donna le nom de baie de Sydney, en hommage à lord Sydney, ministre de l'Intérieur. Ce jour est aujourd'hui la date de la fête nationale australienne (Australia Day). Il est considéré comme « le jour de l'invasion » par certains aborigènes.

Les premiers colons s'établirent sur la côte ouest de la baie et y édifièrent des maisons de grès, qui donna ainsi son nom au plus ancien quartier de la ville, The Rocks.

Il fut bientôt évident que Botany Bay n'était pas à la hauteur des éloges du capitaine James Cook en 1770. La baie était trop ouverte et non protégée, l'eau douce, rare, et la terre, pauvre.

Le 26 janvier 1788, la Première Flotte appareilla pour atteindre Port Jackson le soir même. L'endroit choisi pour le mouillage offrait des fonds de bonne profondeur près du rivage ; et un petit ruisseau venait s'y jeter. Arthur Phillip lui donna le nom de baie de Sydney, en hommage à lord Sydney, ministre de l'Intérieur. Ce jour est aujourd'hui la date de la fête nationale australienne (Australia Day). Il est considéré comme « le jour de l'invasion » par certains aborigènes.

Les premiers colons s'établirent sur la côte ouest de la baie et y édifièrent des maisons de grès, qui donna ainsi son nom au plus ancien quartier de la ville, The Rocks.

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Sources :

Charles Bateson, The Convict Ships, 1787–1868. Sydney, 1974.

Watkin Tench et préface d'Isabelle Merle, Expédition à Botany Bay : la fondation de l'Australie coloniale, Toulouse, Anacharsis, 2006

Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Philippe Nicloux (dessins), Terra Australis, Glénat, coll. « 1000 Feuilles », 13 mars 2013, 512 p.

Colleen Mc Cullough, L'espoir est une terre lointaine, Presses de la Cité, 2001, 851 p.

Sources :

Charles Bateson, The Convict Ships, 1787–1868. Sydney, 1974.

Watkin Tench et préface d'Isabelle Merle, Expédition à Botany Bay : la fondation de l'Australie coloniale, Toulouse, Anacharsis, 2006

Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Philippe Nicloux (dessins), Terra Australis, Glénat, coll. « 1000 Feuilles », 13 mars 2013, 512 p.

Colleen Mc Cullough, L'espoir est une terre lointaine, Presses de la Cité, 2001, 851 p.

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