l’homme qui faisait vibrer la Côte d’Azur
juillet 23, 2026 | by Jean-Claude JUNIN
Simon Pégurier, l’homme qui faisait vibrer la Côte d’Azur
Il est des disparitions qui laissent un vide immense. Celle de Simon Pégurier est de celles-là. Emporté brutalement par une crise cardiaque sur son lieu de travail, Simon laisse derrière lui une famille, des amis, mais aussi des milliers d’Azuréens qui, depuis plusieurs décennies, avaient croisé son chemin, partagé ses combats ou simplement profité des projets culturels qu’il avait imaginés avec passion.
Son départ soudain a suscité une émotion considérable bien au-delà de Vence. Les témoignages affluent de toutes parts. Artistes, élus, responsables associatifs, journalistes, techniciens, bénévoles, musiciens, simples habitants… tous évoquent le même homme : généreux, passionné, profondément humain et toujours prêt à tendre la main.
Car Simon Pégurier était avant tout un homme de convictions.

Un engagement au service des autres
Élu à Vence depuis 1995, Simon Pégurier avait fait de l’engagement public une véritable mission. Pour lui, la politique n’avait de sens que lorsqu’elle améliorait concrètement le quotidien des habitants, soutenait les plus fragiles et favorisait le vivre-ensemble.
Humaniste sincère, il défendait avec la même énergie la culture, la solidarité, la justice sociale et l’accès de tous à la création artistique. Ceux qui l’ont connu savent qu’il plaçait toujours l’humain avant tout le reste.
Il croyait profondément que la culture n’était pas un luxe, mais une nécessité, un formidable outil d’émancipation, de dialogue et de cohésion.
Un amoureux passionné de musique
Si Simon Pégurier laisse une empreinte aussi forte, c’est aussi parce que la musique occupait une place centrale dans sa vie.
Passionné de découvertes artistiques, il avait cette capacité rare de repérer les talents avant beaucoup d’autres. Il prenait plaisir à faire connaître des artistes émergents, à les encourager et à leur offrir une visibilité qu’ils n’auraient parfois jamais obtenue autrement.
Son émission « L’Oreille qui gratte », diffusée sur Agora FM, est rapidement devenue une référence dans le paysage culturel azuréen.
Pendant de nombreuses années, des centaines d’artistes, groupes locaux, auteurs-compositeurs et musiciens de tous horizons y ont trouvé une tribune. Simon recevait chacun avec la même curiosité, la même bienveillance et le même enthousiasme, qu’il s’agisse d’un artiste confirmé ou d’un jeune groupe donnant ses premiers concerts.
À travers son micro, il ne cherchait pas seulement à diffuser de la musique : il racontait des histoires, créait des rencontres et tissait des liens entre les artistes et le public.
Beaucoup lui doivent leurs premières interviews, leurs premiers passages à la radio ou leurs premières mises en lumière.

Les Nuits du Sud, une aventure devenue incontournable
Impossible d’évoquer Simon Pégurier sans parler des Nuits du Sud de Vence.
Visionnaire, il fut l’un des initiateurs de ce festival devenu au fil des années l’un des grands rendez-vous musicaux de la Côte d’Azur.
À une époque où les musiques du monde restaient encore relativement confidentielles, Simon avait compris qu’elles pouvaient rassembler, faire voyager et créer des ponts entre les cultures.
Grâce à cette intuition et à un travail collectif remarquable, les Nuits du Sud sont devenues un événement incontournable, accueillant au fil des éditions des artistes internationaux tout en restant fidèles à leur esprit d’ouverture, de partage et de découverte.
Aujourd’hui encore, des milliers de festivaliers continuent de vivre chaque été cette aventure culturelle dont Simon fut l’un des bâtisseurs.
Un homme profondément apprécié
Au-delà de ses réalisations, tous ceux qui parlent de Simon évoquent avant tout sa personnalité.
Toujours souriant, disponible, curieux des autres, il savait écouter avant de parler.
Il avait cette capacité à rassembler des personnes très différentes autour d’un même projet, sans jamais rechercher la lumière pour lui-même.
Sa discrétion contrastait avec l’importance de son action.
Il préférait mettre les artistes en avant plutôt que de se mettre lui-même au premier plan.
Cette humilité explique sans doute l’immense affection que lui portent aujourd’hui tant de personnes.

Une empreinte qui restera
Les hommages qui se multiplient depuis l’annonce de son décès témoignent de l’importance de son parcours.
Chaque message raconte une rencontre, un souvenir, un concert, une émission de radio, une main tendue, un encouragement ou une simple conversation qui a marqué une vie.
C’est peut-être cela, finalement, le plus bel héritage que laisse Simon Pégurier : avoir permis à des milliers de personnes de croire davantage en la culture, en la solidarité et en la force des rencontres humaines.
Les hommes disparaissent, mais les valeurs qu’ils incarnent continuent de vivre à travers celles et ceux qu’ils ont inspirés.
À sa famille, à ses proches, à ses amis, à ses compagnons de route et à toute la grande famille culturelle azuréenne, nous adressons nos plus sincères pensées.
Merci Simon.
Merci pour les artistes que tu as révélés.
Merci pour les projets que tu as fait naître.
Merci d’avoir démontré qu’un engagement sincère peut changer durablement un territoire.
Ton sourire s’est éteint, mais l’écho de tout ce que tu as construit continuera longtemps de résonner sur les scènes, dans les festivals et dans le cœur de ceux qui t’ont connu.
#SimonPégurier #Hommage #Vence #NuitsDuSud #LOreilleQuiGratte #AgoraFM #Culture #Musique #Solidarité #Humanisme #CôteDAzur #AlpesMaritimes #GrasseMatInfo
RELATED POSTS
View all